Remake réalisé et mis en en lumière dans le cadre de la spécialisation image.

Site du remake

Note d’intention

« Stranger Things est une série fantastique créée par Matt et Ross Duffer, et Shawn Levy en 2016. Elle se déroule dans les années 80 dans la ville d’Hawkins où il se passe d’étranges phénomènes. C’est ainsi que nous suivons les aventures de 4 préadolescents Mike, Will, Dustin et Lucas.

Notre séquence choisie fait suite à la disparition mystérieuse de Will Bayers, le fils de Joyce. Après avoir remarqué que sa maison était sujette à des phénomènes électriques inexplicables (la respiration de Will au téléphone, les lumière qui clignotent dans la chambre du garçon disparu…), Joyce cherche à communiquer avec son fils en mettant en place un système de guirlandes, qui fait le lien entre elle et lui.

Cette série a marqué chacun d’entre nous par son atmosphère si particulière. Elle nous rappelle notre enfance quand on se faisait peur à regarder les films des productions Amblin tels que E.T., Gremlins et les Goonies. Réaliser le remake de cette séquence est un véritable challenge artistique et technique qu’il nous a semblé intéressant de relever.

A la manière des films fantastiques des années 80, Poltergeist de Tobe Hooper par exemple, la lumière a une place très importante dans l’univers de la série, elle représente le passage dans “l’Upside Down” la dimension surnaturelle où vit l’antagoniste du show.

Le passage du naturel au surnaturel est marqué par des variations lumineuses brutales, des lampes qui clignotent, des ampoules qui s’allument.

Le terme surnaturel désigne dans l’extrait, le contact avec un monde non naturel. Le naturel, lui désigne ce qui est stable et a une ambiance lumineuse qui ne varie pas. Dans l’extrait, ce sont les passages avant le contact avec Will.

Mon rôle en temps que metteur en scène est de guider subtilement le spectateur pour qu’il saisisse les enjeux de l’extrait : une mère doit prendre contact avec son fils et réaliser à ce stade de la série ce qui semble impossible, communiquer avec un au-delà.

L’apparition des lumière doit ressembler à un chuchotement. Le contact doit être léger, avec le chemin tracé par les guirlandes par exemple.

En terme photographique, la lumière de l’extrait est particulièrement difficile à reproduire car elle est tributaire du décor. En effet, les sources lumineuses sont placées à l’extérieur de l’espace filmé.

De plus la scène est plongée en partie l’obscurité, l’intérêt serait donc de reproduire une profondeur de champ similaire à celle obtenue à l’origine.

En ce qui concerne la bande sonore et la musique de l’extrait, je souhaite la reproduire la plus précisément possible. La musique doit garder ses tonalités si particulières des années 80 avec des synthétiseurs percussifs. D’ailleurs ces sonorités renforcent l’angoisse, la panique du personnage de Joyce et évoque l’urgence de la scène.

De plus, le son appuie l’apparition du surnaturel dans l’extrait. La musique notamment a une fonction très narrative, elle désigne successivement l’état psychique de Joyce puis l’apparition de Will avec une mélodie plus légère.

Le design sonore s’allie lui aussi avec la musique à la manière d’un leitmotiv pour Will, par exemple le passage où le garçon communique avec sa mère via la guirlande. Au final il sert à appuyer l’ambiance étrange et surnaturelle de la scène.

Au sujet de la post-production ; pour ce qui est de l’image l’idée est de reproduire fidèlement l’effet très cut du montage qui accentue la panique de Joyce et la tension que nous souhaitons également mettre en avant par ce biais. Nous avons le souhait de garder l’extrait en anglais afin de ne pas briser le rythme de fin de séquence. En effet, les mots en anglais étant plus courts que leur traduction française, cela a également un impact important sur le casting.

Écarts envisagés

Le décor est très complexe et riche, il sera très difficile de le recréer à l’identique. D’autant plus que le lieu de tournage sera différent de celui de la séquence d’origine.

Nous allons simplifier la décoration et l’adapter au lieu de tournage. Ces changements ont une influence sur le cadre et la photographie. Il faut vraisemblablement adapter la focale de l’appareil de capture à la taille de la pièce.

J’attends de l’actrice qui campe le rôle de Joyce qu’elle se rapproche physiquement du personnage. Il faut surtout qu’elle comprenne la détresse du personnage. Joyce est incomprise, elle est la seule à être persuadée que son fils est en vie. Elle est la seule à pouvoir le sauver. Les personnages sont pris au piège par des événements qui les dépassent. Elle doit aussi pouvoir communiquer en anglais avec aisance.

La série est un hommage aux films fantastiques des années 80, on peut y retrouver de l’inspiration provenant de E.T. de Steven Spielberg, Poltergeist de Tobe Hooper, Freddy et les Griffe de la Nuit de Wes Craven et l’univers de Stephen King. Je veux retrouver à l’étalonnage l’aspect de la pellicule qui était utilisée pour tourner ces films. C’est un écart à la séquence.

 

 

23 juillet 2017